Dans son ouvrage « L’innovation pédagogique, mythes et réalités » (2017), André Tricot cite les travaux de Fiorella et Mayer (2015) qui proposent de classer en huit grandes catégories les activités rendant les élèves cognitivement actifs.

.  résumer : réaliser un résumé oral ou écrit de ce que l’on est en train de comprendre, comme une explication, un texte, un document multimédia, etc.

.  cartographier : réaliser une carte conceptuelle, une carte mentale, une matrice, i.e. représenter ce que l’on est en train d’essayer de comprendre comme un ensemble de nœuds représentants les concepts centraux, reliés entre eux par des liens signifiants.

.  dessiner, schématiser : réaliser un dessin qui décrit, représente, illustre ce que l’on est en train d’essayer de comprendre.

.  imaginer : essayer d’imaginer le dessin, se représenter mentalement la carte, le schéma que l’on réaliserait pour décrire, représenter, illustrer ce que l’on est en train d’essayer de comprendre.

.  s’auto-évaluer : répondre à des questions d’évaluation, voire créer pour soi-même une évaluation qui met en œuvre la connaissance apprise.

.  s’auto-expliquer : produire une explication écrite ou orale de ce que l’on est en train d’étudier.

.  expliquer à autrui : expliquer à autrui ce que l’on est en train d’étudier.

.  agir physiquement : manipuler des objets, réaliser des gestes en relation avec ce que l’on est en train d’étudier.

Je vous conseille ce livre qui interroge, en autres, la mise en œuvre de la pédagogie active. Il s’agit bien, pour André Tricot, de l’action mentale de l’élève : « être actif cognitivement, de réfléchir, de se poser des questions, de faire des hypothèses ». Quant à l’action et la manipulation, elles sont pertinentes pour l’apprentissage d’un savoir-faire, mais peuvent devenir un obstacle pour une connaissance notionnelle.

Bruno

Apprentissages actifs
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